Poème : « Ils arrivent des enfers »

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Ils arrivent des enfers,
ne sont pas de cette Terre
mais peut-être de la Mer
Orange-Très-Amer.

Il y a des femmes et des hommes
qui viennent à leur secours,
les réconfortent, leur offrent
un toit provisoire et de la nourriture.

La justice de ce pays
condamne et jette en prison,
amende et conspue
le Juste, la Juste,
qui ne fait que son devoir
d’humanité et de fraternité.

Dans la vallée des damnés,
ils ont décidé
que faire ses humanités
n’étaient plus d’actualité.

Le CAC 40 et les dealers internationaux,
les financiers et les maquereaux,
les sans-frontières du fric et du cynisme,

c’est OK,
vous êtes les bienvenus.
Vous autres,
de la Vallée de la Roya,
veuillez laisser les condamnés à mort
à leur triste sort
et retourner à vos affaires.

Ceux-là ne sont pas votre affaires,
celles-là ne sont pas votre affaires.
Ils sont condamnés au feu et à l’enfer.
Et puis, ne soyez jamais surpris
si, sur leur chemin de barbelés,
ils finissent dans l’inhumanité,
se livrent corps et âmes au diable
et se détruisent dans le crime
pour libérer la haine
qui a volé leur amour des gens
et de la civilisation qui les condamne.

Le terrorisme n’a pas de frontière.
Il grandit sur le lit des déséquilibres,
des égoïsmes d’une justice humaine
qui n’a plus que le nom
et refuse les damnés,
les condamnés,
proies si faciles
pour les trafiquants de chair humaine,
esclavage, prostitution,
sans papiers, sans droits,
sans toit,
nourriture contre sexe
ou nourriture contre 17 heures de travail,
ou sac de riz contre soumission au FMI.

Insoumis, poings levés!
Nous sommes le nouvel horizon,
la nouvelle justice,
celle qui veut que personne
ne dorme dans rue contre sa volonté,
celle qui veut que chacune
trouve un toit sans offrir son corps
comme rançon diabolique aux salauds.

Insoumis, poings levés!
Nous arrivons de la mer ou de la terre.
Et un Président élu de nous
ne sera notre Président
que s’il recherche les solutions
nationales et internationales
au graves problèmes internationaux
qui entraînent des millions de réfugiés;
aux dérèglements climatiques
qui entraînent des millions de réfugiés;
aux guerres financières
qui entraînent des millions de réfugiés;
aux crises capitalistes
qui entraînent des millions de réfugiés,
de pauvres, et d’exclus dans nos rues.

Amis et amies sans frontière, le temps politique est à l’insoumission!

Jean-Marie Gumy



Categories: actualités, Poèmes, témoignages

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