Au secours ! Ils veulent condamner la mamie et les papis passeurs !

Crédit photo : Gérard Régnier

Ce mardi 16 mai s’est tenu le procès de la « brochette des papis-mamie » au Palais de Justice de Nice, ils sont poursuivis pour avoir tenté de mettre à l’abri 6 exilés en contournant un contrôle de police à Sospel à proximité de la vallée de la Roya.

La place du Palais de Justice était bondée de personnes venues afficher leur soutien. Même depuis Saint-Etienne, certains se sont déplacés pour soutenir Dan, leur concitoyen tout comme d’autres, venus de Paris, Lyon et d’Italie. Les quatre accusés avaient reçu de nombreux soutiens de la présidente de la CIMADE, de MSF, du RESF, de l’UJFP, de Mgr Gaillot, etc.

 

Crédit photo : Gérard Régnier

Les médias locaux, nationaux et italiens étaient également présents pour couvrir cette évènement, un nouveau procès de la honte. Les autorités voudraient faire condamner l’humanité qui a poussé ces citoyens à la solidarité alors que le Préfet des Alpes-Maritimes,  été précédemment condamné pour non-respect du Droit d’Asile,

Le Procureur, qui a reconnu un dossier vide justifiant une nullité et une relaxe, s’est retrouvé face à des citoyens qui ont refusé de faire jouer cette nullité. Ils ont choisi de s’auto-dénoncer et d’assumer leur acte afin de faire entendre l’incohérence des mesures prises par l’Etat dans leur vallée de la Roya.  Le Procureur a requis 800€ avec sursis par personne. Le jugement sera rendu le 23 juin.

Crédit photo : Gérard Regnier

Même si depuis leur arrestation l’état a fini par autoriser ce que la loi autorise, c’est-à-dire, permettre à des réfugiés sur le sol Français de faire leur demande d’asile, la militarisation de la vallée, avec ses patrouilles, ses check-points, ses arrestations, continue de rendre la vie des villageois insupportable et continue de menacer celle des exilés. Les reconduites systématiques les poussent à prendre de plus en plus de risques pour se rendre à Nice et demander l’asile pour que prenne fin leur voyage d’exil et les conditions inhumaines qu’ils continuent de subir à la porte de la cinquième ville de France, mondialement connue pour son prestige et son swag !

La mort de plus de neuf filles et garçons ainsi que de nombreux blessés graves donne une image bien lugubre de la Côte d’Azur où les autorités locales continuent de faire la sourde oreille aux besoins humanitaires.

Peu importe les procès, les quatre inculpés, les associations, bénévoles et citoyens vont de toute façon continuer de se substituer à l’Etat en s’activant pour sauver des vies et faire respecter la loi dans ce département où une véritable zone de non-droit est dénoncée depuis des mois par un rapport d’Amnesty International.

Merci à Françoise, René, Dan et Gibi et toutes les personnes qui aident à faire face à cette crise de l’accueil des réfugiés.

 



Categories: actualités, Procés des papis-mamie

1 reply

  1. L’humanité sans solidarité, c’est comme un coeur sans sang

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